Flashage des calculateurs de systèmes de batteries via passerelle DoIP
Production et test de systèmes de batteries
Tenir les temps de cycle imposés au flashage en fin de ligne
Ixxat CANnector, CANeasy, ACT
La problématique
En fin de ligne de production de systèmes de batteries, la coordination des temps de cycle, la synchronisation du flashage et la vitesse de transmission des données sont déterminantes. Pouvoir flasher les calculateurs de batterie (ECU) au fil de la production conditionne directement le respect des cadences. Un intégrateur de systèmes chinois, spécialiste reconnu de l'automatisation appliquée à la production et au test de batteries, s'est heurté à cette contrainte.
La solution en place fonctionnait techniquement sans défaut, mais elle exploitait mal la bande passante du CAN FD : les paquets CAN étaient préparés en amont dans le logiciel PC, ce qui allongeait les latences de transmission. Or les temps de cycle très courts des batteries de véhicules électriques rendent le gain potentiel considérable à chaque unité produite. Les calculateurs sont généralement flashés en CAN ou CAN FD et ne disposent pas d'interface Ethernet propre. Le logiciel de test employé, CANeasy, prend en revanche déjà en charge le DoIP (Diagnostics over IP), protocole de transport normalisé sur TCP/IP pour les services UDS, qui autorise des débits élevés.
L'objectif était donc d'établir une communication efficace entre le bus CAN traditionnel du calculateur et le protocole DoIP sur Ethernet du testeur de diagnostic, par l'intermédiaire d'une passerelle DoIP.
La solution
Pour raccourcir les cycles de flashage, le protocole de transport DoIP (ISO 13400-2:2019) a été porté sur le CANnector lui-même.
1. Le CANnector en passerelle DoIP
Le CANnector est configuré comme composant réseau prenant en charge, en plus du DoIP, le protocole de transport ISO-TP des bus CAN. Les requêtes UDS émises en DoIP sont ainsi transmises directement vers le CAN/CAN FD. La segmentation en trames CAN FD intervient au plus tard possible, ce qui réduit les latences au minimum.
2. Configuration autonome avec ACT
Le CANnector et les autres passerelles de la gamme automobile fonctionnent en mode autonome : la configuration est préparée en amont puis enregistrée durablement dans l'appareil. Le logiciel d'ingénierie ACT (Advanced Configuration Tool) prend en charge cette configuration et la liaison avec CANeasy. Les catalogues de messages, fichiers ARXML par exemple, s'y importent directement, et les connexions de couche de transport qui y sont décrites servent de base à la configuration.
3. Le déroulé du diagnostic
Le processus démarre par une requête du testeur, contenant le service de diagnostic et l'adresse logique du calculateur à flasher. La passerelle encapsule ce paquet dans un message CAN/CAN FD et l'émet. À réception de la réponse du calculateur, le CANnector la retourne au testeur CANeasy, pour une communication rapide et fiable.
Un duo matériel et logiciel
Au cœur du dispositif, la série CANnector ne se limite pas à la fonction de passerelle de diagnostic : outre le DoIP et l'ISO-TP, elle assure la simulation de bus restant, l'enregistrement de données et le raccordement EtherCAT sur une seule plateforme. Elle s'associe au logiciel de test CANeasy, qui simplifie la configuration et importe les conteneurs de flashage ODX et PDX.
Le résultat
L'association du matériel et du logiciel a réduit les temps de flashage de 20 % par rapport à la solution précédente. Les temps de cycle imposés sont tenus, et la compétitivité de l'intégrateur préservée sur son marché.