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Diagnostic · DoIP

Flashage du firmware des ECU de batterie avec les passerelles DoIP & ISO-TP

Flashage firmware via passerelles DoIP et ISO-TP

Les passerelles DoIP accélèrent nettement le flashage des ECU de batterie : les données de diagnostic transitent par Ethernet (ISO 13400) à haut débit, tandis qu'ISO-TP transporte de façon fiable de gros paquets sur CAN/CAN FD. Résultat : moins de latence, des temps de cycle respectés, des mises à jour compatibles et une meilleure sécurité.

Dans les véhicules modernes — en particulier les chaînes de traction électriques — la programmation fiable et rapide des calculateurs (ECU) est cruciale. Que ce soit en test de fin de ligne ou en mise à jour sur le terrain, le flashage du firmware détermine l'efficacité, la productivité et donc la compétitivité. Or les processus de flashage dépassent souvent les temps de cycle imposés par le constructeur, problème aggravé par des paquets logiciels toujours plus volumineux. Deux technologies clés — DoIP et ISO-TP — répondent à ce défi.

Le défi : les temps de cycle en production

Dans la production de batteries, chaque seconde compte. Les calculateurs doivent être programmés pendant le flux de production, sans l'interrompre. Traditionnellement, le flashage passe par CAN ou CAN FD — largement répandus mais à bande passante limitée. Les approches antérieures pré-traitaient les données sur le PC puis les transmettaient en messages CAN individuels, d'où des latences plus élevées et des retards inutiles. Pour les intégrateurs et fournisseurs, dépasser le temps de cycle requis représente un risque coûteux. Les constructeurs, eux, exigent des solutions fiables qui s'intègrent à l'existant et pérennes. Les passerelles DoIP se sont imposées comme une réponse éprouvée.

Chaîne de flashage des ECU
Le flashage traditionnel sur CAN/CAN FD se heurte aux temps de cycle imposés en production.

Qu'est-ce que le Diagnostics over IP (DoIP) ?

Le DoIP, normalisé par l'ISO 13400, définit la transmission des données de diagnostic sur réseaux Ethernet. Contrairement à la communication CAN classique, il s'appuie sur le protocole TCP/IP, bien établi dans le monde informatique, et permet des débits élevés à faible latence. Avec Ethernet comme couche physique, on atteint des bandes passantes de 100 Mbit/s à 1 Gbit/s — un bond par rapport aux bus CAN et CAN FD classiques (1 à 8 Mbit/s).

Le DoIP offre aussi des mécanismes normalisés d'adressage et d'identification des ECU, permettant d'adresser plusieurs calculateurs en parallèle — crucial pour les systèmes de batteries complexes à nombreux sous-modules. Il continue par ailleurs de prendre en charge les services UDS familiers (ISO 14229) sans modification : les outils de diagnostic et de flashage existants restent utilisables sans changer la logique applicative. Techniquement, le DoIP repose sur les couches 2 à 4 du modèle OSI : Ethernet, IP pour l'adressage, TCP ou UDP pour le transport.

Architecture DoIP : diagnostic sur Ethernet
Le DoIP (ISO 13400) transporte les services de diagnostic UDS sur Ethernet / TCP-IP.

Le rôle d'ISO-TP

L'ISO-TP (ISO 15765-2, « Transport Protocol ») pour CAN et CAN FD découpe les gros fichiers de firmware en trames plus petites, les numérote et les acquitte, puis les réassemble correctement chez le récepteur. Cela permet de flasher de façon fiable des fichiers de plusieurs centaines de mégaoctets. Dans une passerelle DoIP, celle-ci garantit le respect du timing et de la séquence sur le bus CAN. Autre atout de DoIP combiné à ISO-TP : la possibilité d'intégrer des mécanismes de sécurité comme TLS, qui protègent flashage et diagnostic contre les accès non autorisés — un aspect de plus en plus important pour les mises à jour à distance.

La passerelle DoIP, pont entre deux mondes

De nombreux ECU n'ont pas d'interface Ethernet propre : une passerelle DoIP intermédiaire est nécessaire. Elle reçoit les paquets DoIP du testeur de diagnostic, les convertit en messages CAN ou CAN FD, et renvoie les réponses de l'ECU vers le réseau Ethernet. Même des ECU non équipés d'Ethernet s'intègrent ainsi aux environnements modernes de diagnostic et de flashage.

Un exemple de passerelle DoIP performante est le CANnector Automotive Gateway de la marque Ixxat (HMS), qui fonctionne en mode autonome et prend en charge à la fois DoIP et ISO-TP. Associé au logiciel de test CANeasy, dans lequel on importe directement des conteneurs de flash ODX et PDX, il forme une solution puissante. Le bénéfice pratique est net : dans une application récente, un gain de temps d'environ 20 % a été obtenu, le traitement des données se faisant directement dans la passerelle plutôt que sur le PC. Via l'Advanced Configuration Tool (ACT), la passerelle se configure très simplement et intègre sans difficulté les fichiers ARXML existants. En parallèle du flashage, des tâches de diagnostic, de journalisation ou de simulation de bus résiduel peuvent être exécutées sans interrompre le processus.

La passerelle DoIP, pont entre Ethernet et CAN
La passerelle DoIP convertit les paquets Ethernet en messages CAN/CAN FD pour les ECU sans interface Ethernet.

Conclusion

Le flashage du firmware des ECU de batterie reste une tâche clé de l'électromobilité. Là où les méthodes CAN classiques atteignent leurs limites, les passerelles DoIP offrent une solution efficace et pérenne, pont entre bus traditionnels et protocoles Ethernet modernes — pour que les lignes de production respectent leurs temps de cycle. De nouvelles normes comme la SAE J1979-3 spécifient des fonctions de diagnostic des véhicules électriques via DoIP, rendant les Software-Defined Vehicles (SDV) bien réels.

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